Intervention lors du PREAC au TNG. Pour environ 70 enseignants, professionnels des théâtres et de compagnies, nous présentons un atelier le matin et le soir un Chantier. Pendant trois jours, ils ont un programme chargé sur le thème “L’art de la mise en scène : nommer, comprendre, diriger le jeu de l’acteur”.
Christiane, Fréd, Burhan, Habibur, Giacinto et Armand on commencé à répéter les Chantiers #2 aux Subsistances, prévus pour vendredi 14 et samedi 15 octobre.
- -
Christiane, Fréd, Burhan, Habibur, Giacinto and Armand started rehearsing today at les Subsistances the coming Chantiers #2, planned on Friday 14th and Saturday 15th of October.
Ce matin, Christiane travaille des histoires autour des caprices et demande aux enfants de crier leur désarroi et leur faim face à une miette de pain tant convoitée pour que l’adulte aille leur chercher sur le champs.
Toutes ces histoires et ces cris ont été entendus par une voisine de l’Espace Tonkin. Cette dame, fort bien intentionnée et alertée par la détresse d’enfants affamés et hurlant à la mort (ce qui souligne en passant le talent de nos comédiens enfants…), a donc pris la décision d’alerter la police nationale.
C’est ainsi que pendant la pause, vers 11h30, 4 agents assermentés sont venus nous rendre visite accompagnés de la dame en question pour nous demander ce qu’il se passait là dedans pour qu’on entende des jeunes gens crier à la mort.
Après explication et vérification de l’état de santé des enfants en question, Christiane a invité ces agents ainsi que la dame à assister gratuitement à l’ouverture publique des ateliers le 19 juillet à 18h30…La dame nous a répondu qu’elle n’avait pas le temps et qu’elle devait faire face à tout un tas de contraintes…Faire son devoir civique devait faire partie de ces contraintes. Comme disait Michel Audiard dans la bouche de Lino Ventura : « Les français aiment écrire à leur police, que voulez vous que j’y fasse »
Pierre Brini
You can also subscribe and receive it directly by email. It is published about 2 times a month and it is free (of course).
Jour 3 : l’e-media
La journée a été longue pour les comédiens et Christiane. Les journalistes se pointent pour un reportage pour la chaîne Porto Canal (prononcer « Pourtou Canal »). Les répétitions qui touchaient à leur fin doivent être prolongées pour ces messieurs de la télé. Les traits sont tirés mais chacun fait un effort pour satisfaire à la sacro-sainte communication. Cinq minutes supplémentaires pour qu’ils filment et tirent le portrait.
Ils interviewent ensuite Christiane et les comédiens portugais, Andre et Caterina.
1ère question à propos de l’histoire de la Compagnie. Rien de plus normal.
2ème question : Y a-t-il des juifs et des musulmans dans le spectacle ? Comme ça, comme un cheveux sur la soupe. Ils semblent chercher du sensationnel, du simplificateur. Christiane ne tombe pas dans le piège du choc des civilisations que ce Monsieur veut lui tendre. En pédagogue, elle explique encore et encore ses differents projets avec des Australiens et des Aborigènes, des Turcs et des Kurdes, des Bulgares et des Armeniens. Elle replace l’individu au coeur pour éviter les débats communautaires. Elle insiste sur l’universel en se riant du particulier.
Le sacro-saint média est reparti dix minutes après. Un quart d’heure pour se faire une idée, choisir un angle et décrire une démarche qui se construit depuis 27 ans. Il en rendra compte devant des millions de téléspectateurs. Souvent, l’impératif d’immédiateté simplifie le travail au long cours, comme si on ne pouvait pas comprendre, comme si la nuance n’existait pas…
The Day has been long for the comedians and Christiane. The journalists turn up for a report for the Porto Canal channel (pronounce « Pourtou Canal »). The rehearsal, which was coming to an end, has to be extended for these misters of television. Everyone looks drawn but everybody makes an effort to satisfy to the sacrosanct communication. Five more minutes to shoot faces. Then they interview Christiane and the portuguese comedians, Andre and Caterina.
First question about the story of the Company. Nothing unusual.
Second question : Are there jews and muslims in the show ? Just like that. They seem to look for sentational, for simplistic explanations. Christiane doesn’t fall in the trap of the clash of civilizations. As an educator, she explains again and again her different projects with Australians and Aborigines, Turks and Kurds, Bulgarians and Armenians. She puts the individual at the center to avoid the communitarian debates. It emphasizes the universal individual’s laughing.
The sacrosanct media left ten minutes later. A quarter of an hour to get an idea, choose an angle and describe an approach that is built for 27 years. It will report to millions of viewers. Often, the need for immediacy simplifies the long-term work, as if you could not understand, as if the nuances did not exist…
- Pierre
Yesterday, they were all present (level 1 and 2) and very happy to have enriched their artistic language. Christiane built simple, universal and useful stories for their expression on stage. Today, we changed the room and we find in a room of current circus with five pupils of the third year. Fred, Sandrine and Burhan have the enormous opportunity to play with young people so talented. Tomorrow, we leave for France.
Botkyrka, Tuesday 5 October - Master Class with 2nd year students of the Circus gymnasium St-Bovits at Subtopia lead by Christiane Véricel with performers Sandrine De Rosa, Burhan Taskiran and Frédéric Périgaud.
Photos : Nicolas Bertrand
Workshop with level 2: they are working a story of power, a story of authority to catch an orange. It evokes references of every day, they express it by the means of the theater and the circus. The result is very nice. I laugh a lot. Ilitza